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livre d'or

Texte de l'Expo de La Rochelle

Denis Ribas est au départ, un peintre de paysage. Il fut proche de l’école impressioniste, ne peignant qu’à l’extérieur, sur site, sans retouche à l’atelier en utilisant des couleurs pures appliquées à la brosse, dont le thème était la Provence, puis en renouant avec ses origines catalanes et les paysages de Ceret, il a élargi son horizon paysager. Ses œuvres sont souvent mises en parallèle avec le travail de Vincent Van Gogh, à cause des sujets qui furent longtemps provençaux, la force dans l’utilisation de la couleur de sa palette, les importants contrastes et les coups de brosse vigoureux.

Il a su évoluer pour s’éloigner du paysage figuratif vers un style plus personnel, plus expressionniste, comme un souvenir de la découverte du sud de la France par André Lhotte. Par un chromatisme violent, son œuvre rappelle celle du fauvisme des paysages de jeunesse de Georges Braque, qui n’est plus associé à la nature même, mais aux sentiments de l’artiste face à sa beauté ou sa violence. Denis Ribas aime peindre dans les situations extrêmes comme un défi qu’il se fixe afin de capter « le fil de cette lumière ».

Depuis une dizaine d’année, cet artiste autodidacte réussit à inventer son propre langage, sur ses toiles toujours lumineuses, en une sorte d’inversement, il semble que les paysages se referment sur eux-mêmes, les ciels se rétrécissent n’occupant plus qu’une petite partie de la toile, à grand coup de touches épaisses et larges, le sol, la terre, les ombres projetées sur celles-ci trouvent une expression abstraite au premier plan. Les arbres ou d’autres éléments végétaux sont souvent vigoureux, découpés, sinueux, architecturés, et présents par une touche longue, ils emmènent le regard du passant vers le rayon de lumière qui perce jusqu’au bout du champs de vision de la toile.

Même si Denis Ribas affirme faire une peinture sans message, et lorsqu’il dit « c’est cette impression d’éternité qui me séduit dans la nature. Une force incroyable », ses simples paysages, œuvres expressionnistes, autorisent chacun à cette force qui donne l’espoir.

Ainsi, Denis Ribas, artiste généreux et libre est proche d’un Fauve, il peint la jouissance de la nature.

 


Témoignage anonyme

Denis, c'est après la vie que tu cours, la seule, la vraie. Toujours ailleurs, toujours ici, infiniment. Avec le souci constant d'une instabilité parfaite soumise aux risques et aux hasards, à toutes ces lancinantes écorchées capables de mettre la beauté à genoux.

 


Denis Ribas : Pensée anonyme

On ne contemple plus les tableaux de Denis Ribas, on les écoute..

 


Denis Ribas : Ecrivain d’Images

Quand la puissance physique de l’homme se transforme en puissance et douceur d’une peinture.

Denis Ribas est aujourd’hui un des rares peintres d’extérieur à l’expression artistique surprenante, à l’image de l’homme. Sous un enrobage physique robuste et puissant, on découvre une douce sensibilité qui s’exprime sur toile, toujours bercée par les éléments extérieurs, la pluie, le soleil, le vent, la rosée, le froid, la chaleur. Sa peinture et les couleurs à l’image de son âme et de son esprit sont vives, authentiques et pures.

Son travail très puissant, à la matière généreuse, n’est pas sans rappeler la peinture de Van Gogh dans sa période d’Arles et plus particulièrement l’année 1889, Soutine pour sa peinture inspirée dans cette même région de Céret, ou encore la période fauve de Maurice de Vlaminck...

Personnage très attachant, Denis Ribas nous offre une peinture d’une rare puissance, d’une rare sensibilité, pour le bonheur, à n’en pas douter, des collectionneurs et des musées.

Laurent AUZERIC - ART PATRIMOINE

 


Si Ribas était Gascon...

Si RIBAS était gascon, D'ARTAGNAN rimerait avec descendant.

Bravache, il l'est, bravache, il le restera. Avec un coeur gros comme ça.

Ses pinceaux lui servent d'épée avec lesquels il escarmouche. Il aime les gens.

Ceux qui ne laissent pas indifférent. Mais il est catalan et peint la nature dont il est l'amant.

Alain Kuntz

 


Ce qui me transporte chez Denis Ribas

Denis,

Des fois, je m’en veux un peu de te dire ce qui me transporte sur tes toiles.

Et avec vraiment les choses sur lesquelles t’es très bon. Au-delà de ce qui tu fais généralement, je trouve que les effets de l’eau, du vent, des nuages, de la puissance de la nature sont ta force.

T’arrive vraiment à les exprimer. Tout à l’opposé de la platitude d’une ribambelle de peintres qui ne savent absolument rien faire ressortir.

Fais parler ta vigueur et exprime la puissance en toi. Mais ce doit être aussi épuisant peut-être ?

François Cariou

 


Lettre à mon neveu, Denis Ribas,

Encore une fois certaines de tes toiles nous ont paru remarquables, une plus particulièrement où tu as su à merveille interpreter le grand plan d'eau aux nymphéas. C'est du MONET... Ce travail sur les reflets de l'eau avec les courtes taches de couleur forment par elles-mêmes un tableau dans le tableau ....contraste avec la touche du pinceau du ciel qui paraissent agressives tellement la serénité du plan d'eau est reposante...

Ce qui m'etonne en toi c'est que tu as toujours quelque chose à livrer et un jour sans meme que tu t'en avises, tu es capable de sortir un de ces tableaux que ton ami Bernard qualifiait de "qualité Van Gogh" parce qu'il procurait au public la meme intensité d"émotion.

Le coup de pinceau a oublié de vieillir....et le tableau renouvelle des printemps dans le souvenir du public qui pendant quelques instants redevient optimiste.

Un jour je m'attarderai un peu plus sur le décriptage de la forme, la composition et la couleur. Il faudra que j'observe et analyse plusieurs tableaux et trouver le dénominateur commun qui enclenche cette impression ....C"est une alchimie à coup sur, mais une alchimie dont on ne trouve pas les composantes exactes mais qui peut nous livrer par une montée progressive de l'oeuvre au noir juqu"à l'oeuvre au jaune, le climat harmonique qui éveille chez le spectateur ces sentiments. Je sais que tu vas trouver cette analyse vaine en disant que tu peints, voilà tout ......Mais un jour j'ai fait auprès de mes frères une analyse sur "la pierre brute". La plupart partaient du principe péjoratif de cet etat qui ne demandait qu'à évoluer donc etre oeuvré pour devenir positif.....Dont le ciseau etait le césame.....J'ai fait remarquer que le ciseau etait actif par rapport à la matière, mais qu'il etait passif par rapport au maillet qui lui était passif par rapport au bras qui lui meme devenait passif par rappoort au cerveau, chacun de ces objets ayant été actif et passif à la fois jusqu'à devenir suzerain du dernier stade L'ESPRIT...Alors j'ai demandé comment l'esprit pouvait qualifier la matière qui, comme nous, etait fait de poussière d'étoiles ...est-ce qu'ils allaient voir de la même manière la pierre brute ....Alors vas-tu dire , quel rapport avec ma peinture ? Et bien Denis c'est que quelque chose dans l'art qui est la spiritualisation du monde nous échappe et celui qui crée ou celui qui observe est pris dans le même vertige que nul ne peut controler .....Alors lorsque je te dis qu'il y a quelque chose en toi qui demande à sortir c'est comme la question de ce fils de sculpteur qui venait de terminer un magnifique cheval cabré qui demandait à son père :"Dis papa lorsqu'on t'a livré ce gros caillou dans le jardin comment as-tu deviné qu'il y avait un cheval dedans ?

Je viens de passer un agréable moment avec toi Denis mais tu en vaux la peine.

Je t'embrasse

Jacques Ribas (Mon Oncle)

 


Denis Ribas, une Vie d'Homme

Force, faiblesse, tendresse, construction, reconstruction.....accomplissement? Une vie d'homme.

Un beau discours que celui de Sollies Pont: un début ou tu expliques ta réserve de venir faire une exposition dans ce lieu. Puis les raisons de ton choix, la sincérité des rapports puis le deal avec ce qu'il faut d'audace.

Puis ton histoire, ton parcours jusqu'a la peinture.

Ton approche toute en réserve, en retenue, même en distance. L'évocation des propos de ton père, propos que tu fais tiens. Puis l'espoir que tu sauras toucher leurs coeurs car c'est la motivation première.

Un tableau, une peinture doit raconter une histoire. Quelle meilleure histoire que celle que l'on se raconte à soi même.

Cela explique certainement le succès de tes"chemins"dans lesquels chacun choisit son aventure.

Peindre c'est comme écrire. Une façon de réaliser ses rêves.

Tu devrais porter plus d'attention a tes ciels. Tu en as de sublimes et d'autres plus faibles quelquefois. Ils peuvent servir à sublimer un feuillage, un détail, une couleur. Dommage qu'un peintre de la nature comme toi l'oublie quelquefois car ils sont partie intégrante de la nature aussi.

Peindre c'est réaliser ses sensations .dans tes paysages d'été il y a du Cezanne, les ombres en plus.

Patrick Gastaldi

 


Denis Ribas, passion couleur

Un passionné de la couleur, de la vigueur de cet espace indomptable de la nature : Denis Ribas représente le vent lorsqu’il vente, ce soleil de plomb, lorsque le soleil est au zénith, la lourdeur du ciel lorsque les nuages sont chargés et cette quiétude lorsque dame nature est moins impulsive. 

Et les senteurs de cette terre, mêleés aux mille parfums vibrants portés par l’air, ça aussi il les peint.

Denis Ribas plait parce qu’il est vrai, parce qu’il épouse cette terre, ce ciel, ces arbres et que lui importe si d’autres y sont arrivés avant lui ou y parviendront un jour comme lui : ses tableaux sont avant tout des transpositions égoïstes de jeux d’intensités qu’il ressent au plus profond de sa chair.

Il retranscrit au travers de ses pinceaux cette force qui nous survivra, bien au-delà de notre mort, fugace et instinctif comme un animal fougueux en phase avec ces espaces de liberté.

C’est d’abord ce qui subjugue pour celui qui sait comprendre sa peinture.

François Cariou

 


Texte personnel...

C'est cette impression d'éternité qui me séduit dans la Nature. Une force incroyable.  

Tout y est dit et rien n'est à dire. Elle est devenu la source à laquelle je me désaltère.

Elle réconcilie admirablement le réalisme et l'idéalisme. Ma peinture n'est qu'une excuse pour la retrouver.

C'est incroyable ce que la vision d'un arbre ou d'un bout de ciel me parle et peut m'apaiser.

BOTICELLI peignait le ciel à genoux pour le remercier, moi je le peins debout pour qu'il me remercie.

Denis Ribas

 


De simples idées...

En Art, pour juger une oeuvre, seul compte de déterminer si la chose est forte.  

Ma vie a toujours été soumise à ce devoir d'être incandescent, à cette haine de la tiédeur.

L'habitude, le train train, m' émousse.

Il faut oublier la perspective du repos, régénérer sans cesse ce qui menace d'être fossilisé par la familiarité.

On ne s'entend pas tous sur le choix de vie mais on est d'accord sur la façon de vivre, qu'il faut l'intensité: intensément!

Renoncer à l'intensité? Mais pour quoi être? Plus sage?

Je n'ai jamais aimé ouvrir mon courrier mais par contre j'ai toujours voulu ouvrir les livres. Peut être parce que je savais d'avance ce qu'il y'a avait dans mon courrier et pas dans les livres.

Mes toiles quand je les peins sont des livres que je découvre. Et je veux que les lecteurs soient les lecteurs de mes toiles.

Denis Ribas

 


Prélude à l'après-midi d'un fauve

Peindre comme on crache au vent, comme on  abat un arbre, comme un pari stupide de plus, comme une insulte.

L'homme est là, devant moi, agité, volubile, changeant, insaisissable, impondérable car jamais il ne pèse. Ce tigre a la légèreté d'une libellule , d'un feu follet.

Il souffle au cul de ce catalan, dans ses fenêtres ouvertes que sont ses toiles une tramontane de tous les diables qui emplit son espace et nos rêves.

Peinture à l'huile s'il en fut, grasse, plus pétrie que posée. Des fièvres d'outremer, des pulsions de garance, des verts ! D'où les sort-il ces verts ? "De la nature, pardi !" dit-il, dans un rire d'enfant farceur non sans vous avoir pétri l'avant bras en signe de fraternité. Cette nature-refuge, matrice, confidente  où, môme, il se repliait, aujourd'hui il la peint, la nature. Dehors, in situ, dans des après-midi solaires, mano a mano, en plein vent, bouffant la terre et la humant, enlaçant les grands arbres. 

J'ai vu dans ses tableaux des platanes aux troncs bleus danser la sarabande, Soutine n'est pas loin, des nuages solides, des vignes alizarines portant l'espoir du vin, des amandiers aux fleurs de micaschiste...

Parlez lui de la pluie, parlez lui du beau temps, du vin, et des senteurs de terre après l'averse mais, de grâce, 

ne lui parlez pas de son art, le fauve goûte peu les compliments prêts-à-porter. Fauve, la rage aux dents, jusqu'au bout du pinceau, ouvrant ses tubes de peinture comme on dégoupille une grenade. 

Car fauve il est, persiste et signe : Denis Ribas. 

per molts anys

Marc Trabys

 


Denis Ribas, le peintre de l’extrême 

Il voyage à travers les capitales du monde, expose et parfois certaines rencontres sont magiques,  un accord intellectuel, une empathie réciproque s’installée avec le manager Alain Kok, directeur du de l’hôtel Royalton. Il a vu la toile, et il a eu une pulsion irrépressible.

C’est un chinois érudit dont la culture est imprégnée de nature, d’arbres et de fleurs, alors bien sûr, Denis était son homme, lui qui plante son chevalet dans la nature et qui peint avec spiritualité et sensibilité ce qu’il voit : Le paysage, la lumière, les couleurs, c’est tout son univers luxuriant et riche. Ici, ce sont ces tons l’automne, les ocres et les rouges, les verts faussés par des ombres, un chemin creux et c’est le « Chemin de Provence aux abords d’un golfe.»

Alain Kok est saisi par ce que l’on ne peut expliquer comme émotion devant ce tableau mais on peut la nommer déclencheur de désir. Il veut cela dans le hall de l’hôtel, mais en grand, en très grand. Une fresque, un petit bout de paysage du midi, un paysage qui fera 6 mètres de haut et 4, 80 m de large. «  Je suis un homme de challenge » dit Denis. Et voilà que ce guerrier bilieux relève le challenge, trouve une nacelle, installe ses couleurs, et se met au travail, trace les perspectives et  se retrousse ses manches. Il peint pendant une semaine, acharné par le défi que représente cette œuvre picturale. C’est une fresque monumentale, un lieu de vérité qui s'appelle la marque, la « patte » reconnaissable de ce peintre naturaliste qu’est le Cérétan Denis Ribas, « Ecrivain d’images.»dit-il.

Fanny di Francesco - Journal l'Indépendant

 


 

A propos de l'oeuvre de Denis Ribas:

"Il faut etre coherent entre ce que tu montres et ce que tu dis.C'est beau. Tes teintes sont belles.Tu es pris par un clacissisme,il y a un cote bouffe,commercial que tu as tres bien compris:tu dois etre tres grand sur ça.Tu as une grande capacité de structure.Tu as une vivacité de trait:impressionnant.
C'est tout ce que je déteste mais en fait quand tu analyses,tu vas à l'essentiel:on a envie d'etre dedans.Il y a un paraitre;Il y a toujours la chose passionnée dans ta peinture.Ton écriture n'est pas dans ce qui se voit. Tu maitrises grave.
 
Il y a une grande liberté:tu es tres libre.Et tu en rajoutes parce que tu sais que tu dois bouffer avec;T'as le rare talant de de vouloir plaire,savoir plaire et vendre.Mais il ne faut retenir que le talent dans ça.
 
Tu as une écriture propre à toi.Tu sais structurer.
Quand tu n'auras plus à vendre,tu t'exprimeras sans probleme.T'as pigé la lumière et les couleurs.
Et surtout tu ne te prends pas au sérieux.C'est le principal."
 
Bruno Kiep - Peintre Abstrait
 



 D'abord il y a l'homme...altier, obstiné, un peu capricieux, brillant.

Promis à autre chose, il devait soigner, aujourd'hui il fait du bien. Son talent endormi l'a rattrapé, rongé, obligé...
l foule, arpente, ne cesse de donner. Seul, l'épuisement, sait comment l'arrêter.

Il a rencontré une Dame, Dame Nature, elle s'est offerte. Lui, s'est juste permis de l'emprunter, de l'ourler et il n'a, depuis, cessé de la remercier.
à elle, il a trouvé la faille de l'émotion, celle qui cloue, joue sur les mauxd'y avoir un peu trop pensé, laisse sur place sans que l'on sache très bien pourquoi et parfois même, libère, quand elle emmène là, ou au moins une fois, on a eu envie de se perdre.

Denis n'est pas juste capable, il réussit. Ses gestes francs et si injustement faciles qu'une fois, j'ai bien failli détester. Je lui ai souvent dit que je n'avais plus rien à lui dire, que je ne pouvais plus lui faire de compliments, il en mérite tant!  Sa peinture est généreuse comme l'homme l'est aussi.J'ai vu son étonnement quand il apprend souriant, que son don, maintenant, n'est plus de peindre, mais de "toucher"...
Je l'ai bien regardé: sa place est là, ailleurs serait le comdamner...

J'ai longtemps cherché et j'ai trouvé:"la rivière", "le bois"sur mes murs, immuables, irremplaçables.
Je lève mon verre à son courage, celui de ses batailles, de ses yeux cernés où, quelque part dans un ciel, il ne sait même plus l'heure qu'il est. 
Je l'ai bien regardé encore et, peut-être même, je l'ai compris, ou alors serait-ce lui, qui m'a laissée le comprendre?...

S.

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